14 novembre 2013

 À gauche ou à droite ? 
Version augmentée Version simple

Note des auteurs : nous avons écrit ce texte dans un état second, quelque peu souffreteux, la « tête dans le pâté ». Nous serions ravis, alors, d’avoir vos retours. Est-il cohérent ? Compréhensible ? N’est-ce pas là du grand n’importe quoi ? Merci d’avance. Des bisous.

Bad tourism

Hier, nous quittons Ouzoud soulagés, mais marchons maussades. Cet aparté touristique, posé tel un petit hasard sur notre route, n’a guère été enrichissant. S’il n’y avait eu le bonheur de la boustifaille – la bonne soupe de bissara , le khobz et le kawa halib – et celui facile de la jolie cascade, l’arrêt ici aurait été totalement vain.

À l’endroit, il pourrait y avoir un tourisme sain, équitable, équilibré et culturel. Mais, pas de raison : le monde va globalement à l’envers ; ce petit bout de Maroc aussi. Le tourisme y est sale et idiot, de masse et de compétition, celui des entrepreneurs bien plus que des petites gens. In fine, il n’apportera rien de bon aux populations. Rien de construit, rien de consolidé. Ces cascades sont juste une pompe à fric, qui comme toutes s’épuisera.

Voilà où nous gambergeons, sur la route sinueuse du matin. Las de s’être si peu reposés. Moroses de l’impossibilité d’être de jolis touristes, intéressants et intéressés. Nous ne sommes pas le public recherché. Le serons-nous un jour, en quelque lieu ?

Illusion

La route monte et serpente entre deux montagnes parallèles, au flanc de celle d’ouest, en vis-à-vis de l’autre d’est, du talweg de l’Ouzoud jusqu’au col à mille mètres, jusqu’au Q d’un U majuscule. Cette route-là, elle est rigolote. Pendant deux heures que nous la suivons, tandis que vaguement les reliefs du col se rapprochent, nous sommes infoutus de saisir sa continuation, de comprendre où finalement elle filera. Elle semble tout bonnement disparaître au milieu des montagnes, pouf, se stopper net, sans que rien n’émerge au-delà.

Comme nous ne croisons aucune voiture, peut-être, effectivement, s’arrête-t-elle tout à coup, pour se métamorphoser en sentier à âne. Peut-être, aussi, y a-t-il au bout un tunnel improbable. Peut-être, enfin, est-ce là quelque fourberie géographique. Quoi qu’il en soit, durant toute la tranquille ascension, nous conjecturons ferme quant à l’aboutissement du macadam et la résolution de cette drôle d’énigme.

C’est que le marcheur, il a tout l’espace-temps à remplir, dilaté qu’il est par la lenteur du pied. Alors, quand la discussion fait défaut, ou la réflexion, ou la philosophie, il s’empare de la moindre curiosité du paysage, la flanque dans son œil, se gratte le neurone avec, la triture, la désosse, puis suppute et conjecture sans fin.

« Non mais sans rire, me lance Mathieu, au bout y’a vraiment rien ? C’est-y possible ? J’crois bien qu’oui. Faisons demi-tour ! Mais... Peut-être que... Et si... Et alors... Quand bien même... Continuons-donc ! Nous verrons au bout. »

Finalement, au gré des zigzags, émerge la solution : c’est un trompe l’œil naturel, une illusion d’optique. Le Q du U vers lequel nous allons, le col à passer, nous semblait fait d’un seul et même bloc, d’un bon bourrelet plein. En fait, il s’agit de deux montagnes distinctes, comme deux fesses qui se chevauchent – l’une devant à droite, l’autre derrière à gauche – et la route qui s’enfuit entre elles, dans la raie, en un ultime lacet.

À gauche ou à droite ?

Qui s’enfuit et nous avec, débaroulant, après un angle à quatre-vingt-dix degrés et une légère descente, sur une petite vallée verte en forme de croissant de lune, bornée au sud par une montagne solitaire, dont le versant nord est couvert de forêts. Quelques maisons y sont éparpillées, de-ci de-là, ainsi que deux-trois villages rudimentaires , typiques dirais-je même, aux bicoques tout de terre bâties. Ces piteux villages de l’Atlas, nos tout premiers du genre, sont posés sobrement à flanc de montagne, comme des vieux marocains sages et chétifs, aussi beaux que sur les brochures touristiques.

Puis, la route étroite se termine, aboutissant à la R304, une route passante reliant la ville d’Azilal à Marrakech. Ce maigrelet croisement en T, sous ses airs insipides, est en fait notre premier choix cornélien géographique du voyage. Un de ceux qui bouleversent – au moins un peu – une aventure.

À l’ordinaire, notre chemin est soit évident, soit obligé. Évident car le plus réaliste, le meilleur compromis entre longueur, difficulté, beauté et ravitaillement. Obligé car il nous faut, pour l’administratif ou la géopolitique, passer en certains points.

Aujourd’hui, néanmoins, le Maroc nous offre deux superbes chemins, également équilibrés. Alors, irons-nous à gauche ou à droite ? Par quelle tranche traverserons-nous le Haut Atlas ?

À gauche, c’est direction Azilal. Par ici, la traversée se ferait en sept jours, bordant le haut massif enneigé du M’Goun , parcourant des vallées reculées, empruntant de bien petites routes voire quelques pistes. Elle serait, à coup sûr, la plus belle, mais aussi la plus haute, dure, froide et hasardeuse. En outre, notre cartographie y est très approximative, autant que les possibilités de ravitaillement et de repos. Enfin, puisqu’au terme du Haut Atlas nous voulons rejoindre Ouarzazate, elle nous détournerait de quatre jours et cent kilomètres.

À droite, c’est direction Demnate. Par là, la traversée se ferait en cinq jours, le long d’une seule route, passant deux cols à 2200 mètres, traversant la vallée rouge du Tessaout et serpentant dans quelques forêts de pins d’Alep. Elle serait, quant à elle, peut-être moins grandiose, mais aussi plus directe, facile, humanisée et rassurante. Le ravitaillement – et c’est un point essentiel – doit y être moins aléatoire, moins « au p’tit bonheur la chance ».

Sous un arbre ras, dans un champ de rien, à cent enjambées du macadam, nous déjeunons frugalement, siestons et, durant deux heures, triturons ces deux possibilités : « À gauche ou à droite ? »

Nos orgueils et nos yeux avides nous disent : « À gauche ! À gauche ! Vers le M’Goun, les hauteurs et la solitude. Ne rêvez-vous pas de ces sommets enneigés ? » Mais nos petites sagesses s’accrochent, nos humilités avec, et nos fainéantises, et nos timidités : « À droite ! À droite ! Ça sera magnifique, tout en restant (relativement) simple. N’est-ce pas déjà assez ? »

Parce que nous ne sommes pas des chiens fous mais, au contraire, des peureux, des apprentis sages, nous choisissons le second chemin, de Demnate à Ouarzazate. Et, à pied, j’crois bien qu’il sera suffisamment difficile.

Petit bâtard

Nous filons alors à droite, ouest-sud-ouest, pour deux jours de marche jusqu’à Demnate, à travers un territoire particulier, sorte de rejeton bâtard d’une plaine agricole et d’une haute montagne, parfois plat, parfois collineux, avec quelques forêts et beaucoup de champs, de fétus et de labours. Partout dans ce paysage, quelques fermes en ruine, d’autres encore debout, beaucoup de vide, de monotonie et de longues rangées de cactus (des figuiers de Barbarie), plantées là comme barrières agricoles.

Franchement, depuis Oulad Ayad jusqu’ici, en passant par le plateau d’Aït Attab, les gorges Al Abid et les cascades d’Ouzoud, la géomorphologie n’est pas simple à suivre, semblant avoir autant de cohérence qu’une gueule cassée, qu’un clafoutis renversé.

Qu’importe. Ces territoires, il faut bien les traverser. Même sans conviction. Même si nos yeux et nos cervelles, déjà, sont rivés aux hauts sommets, là-bas, à trente kilomètres au sud.

Nota bene

Cet après-midi, nous faisons la pause au café de Aït Majden. Nous commandons nos victuailles dans un arabe médiocre, tandis qu’une bande de jeunes, en âge d’être à l’école, nous colle, nous emmerde et mendie. Mathieu leur balance des « Madrassa, madrassa ! École, école ! », tandis que je dessine tranquillement et que le doux soleil me caresse.

Un beau bus blanc et rouge, étiqueté « FRAM », passe devant la terrasse. Tout le monde ici s’arrête, se retourne et l’observe. Dedans, un banc de touristes blancs-becs, bavant aux vitres, l’appareil photo en main, mitraille et capture cet instant de vie marocain, banal et tout simple, comme à un safari.

Et je me dis : « Que c’est méprisable ! Certes, nous sommes blancs-becs aussi, peureux et pouilleux. Les gosses nous mendient. Nous devrons toujours nous expliquer. Nous resterons toujours de riches étrangers. Mais nous sommes là. Avec eux, avec tous. Faisant l’effort d’observer, d’apprendre et de comprendre. Ouverts à ce qu’ils sont, au fond. Pas à ce qui est présenté dans un foutu fascicule touristique. Nous titillons les humanités, les leurs autant que les nôtres. Tandis que eux, ces vulgaires en bus, ils nous prennent pour des bêtes de foire. À quoi peut-il servir, ce tourisme-là ? À enrichir ? Ça c’est sûr ! À créer du lien ? Mouarf ! Qui y croit ? M’enfin...  »

Note des auteurs : nous avons écrit ce texte dans un état second, quelque peu souffreteux, la « tête dans le pâté ». Nous serions ravis, alors, d’avoir vos retours. Est-il cohérent ? Compréhensible ? N’est-ce pas là du grand n’importe quoi ? Merci d’avance. Des bisous.

Bad tourism

Hier, nous quittons Ouzoud soulagés, mais marchons maussades. Cet aparté touristique, posé tel un petit hasard sur notre route, n’a guère été enrichissant. S’il n’y avait eu le bonheur de la boustifaille – la bonne soupe de bissara, le khobz et le kawa halib – et celui facile de la jolie cascade, l’arrêt ici aurait été totalement vain.

À l’endroit, il pourrait y avoir un tourisme sain, équitable, équilibré et culturel. Mais, pas de raison : le monde va globalement à l’envers ; ce petit bout de Maroc aussi. Le tourisme y est sale et idiot, de masse et de compétition, celui des entrepreneurs bien plus que des petites gens. In fine, il n’apportera rien de bon aux populations. Rien de construit, rien de consolidé. Ces cascades sont juste une pompe à fric, qui comme toutes s’épuisera.

Voilà où nous gambergeons, sur la route sinueuse du matin. Las de s’être si peu reposés. Moroses de l’impossibilité d’être de jolis touristes, intéressants et intéressés. Nous ne sommes pas le public recherché. Le serons-nous un jour, en quelque lieu ?

Illusion

La route monte et serpente entre deux montagnes parallèles, au flanc de celle d’ouest, en vis-à-vis de l’autre d’est, du talweg de l’Ouzoud jusqu’au col à mille mètres, jusqu’au Q d’un U majuscule. Cette route-là, elle est rigolote. Pendant deux heures que nous la suivons, tandis que vaguement les reliefs du col se rapprochent, nous sommes infoutus de saisir sa continuation, de comprendre où finalement elle filera. Elle semble tout bonnement disparaître au milieu des montagnes, pouf, se stopper net, sans que rien n’émerge au-delà.

Comme nous ne croisons aucune voiture, peut-être, effectivement, s’arrête-t-elle tout à coup, pour se métamorphoser en sentier à âne. Peut-être, aussi, y a-t-il au bout un tunnel improbable. Peut-être, enfin, est-ce là quelque fourberie géographique. Quoi qu’il en soit, durant toute la tranquille ascension, nous conjecturons ferme quant à l’aboutissement du macadam et la résolution de cette drôle d’énigme.

C’est que le marcheur, il a tout l’espace-temps à remplir, dilaté qu’il est par la lenteur du pied. Alors, quand la discussion fait défaut, ou la réflexion, ou la philosophie, il s’empare de la moindre curiosité du paysage, la flanque dans son œil, se gratte le neurone avec, la triture, la désosse, puis suppute et conjecture sans fin.

« Non mais sans rire, me lance Mathieu, au bout y’a vraiment rien ? C’est-y possible ? J’crois bien qu’oui. Faisons demi-tour ! Mais... Peut-être que... Et si... Et alors... Quand bien même... Continuons-donc ! Nous verrons au bout. »

Finalement, au gré des zigzags, émerge la solution : c’est un trompe l’œil naturel, une illusion d’optique. Le Q du U vers lequel nous allons, le col à passer, nous semblait fait d’un seul et même bloc, d’un bon bourrelet plein. En fait, il s’agit de deux montagnes distinctes, comme deux fesses qui se chevauchent – l’une devant à droite, l’autre derrière à gauche – et la route qui s’enfuit entre elles, dans la raie, en un ultime lacet.

À gauche ou à droite ?

Qui s’enfuit et nous avec, débaroulant, après un angle à quatre-vingt-dix degrés et une légère descente, sur une petite vallée verte en forme de croissant de lune, bornée au sud par une montagne solitaire, dont le versant nord est couvert de forêts. Quelques maisons y sont éparpillées, de-ci de-là, ainsi que deux-trois villages rudimentaires, typiques dirais-je même, aux bicoques tout de terre bâties. Ces piteux villages de l’Atlas, nos tout premiers du genre, sont posés sobrement à flanc de montagne, comme des vieux marocains sages et chétifs, aussi beaux que sur les brochures touristiques.

Puis, la route étroite se termine, aboutissant à la R304, une route passante reliant la ville d’Azilal à Marrakech. Ce maigrelet croisement en T, sous ses airs insipides, est en fait notre premier choix cornélien géographique du voyage. Un de ceux qui bouleversent – au moins un peu – une aventure.

À l’ordinaire, notre chemin est soit évident, soit obligé. Évident car le plus réaliste, le meilleur compromis entre longueur, difficulté, beauté et ravitaillement. Obligé car il nous faut, pour l’administratif ou la géopolitique, passer en certains points.

Aujourd’hui, néanmoins, le Maroc nous offre deux superbes chemins, également équilibrés. Alors, irons-nous à gauche ou à droite ? Par quelle tranche traverserons-nous le Haut Atlas ?

À gauche, c’est direction Azilal. Par ici, la traversée se ferait en sept jours, bordant le haut massif enneigé du M’Goun, parcourant des vallées reculées, empruntant de bien petites routes voire quelques pistes. Elle serait, à coup sûr, la plus belle, mais aussi la plus haute, dure, froide et hasardeuse. En outre, notre cartographie y est très approximative, autant que les possibilités de ravitaillement et de repos. Enfin, puisqu’au terme du Haut Atlas nous voulons rejoindre Ouarzazate, elle nous détournerait de quatre jours et cent kilomètres.

À droite, c’est direction Demnate. Par là, la traversée se ferait en cinq jours, le long d’une seule route, passant deux cols à 2200 mètres, traversant la vallée rouge du Tessaout et serpentant dans quelques forêts de pins d’Alep. Elle serait, quant à elle, peut-être moins grandiose, mais aussi plus directe, facile, humanisée et rassurante. Le ravitaillement – et c’est un point essentiel – doit y être moins aléatoire, moins « au p’tit bonheur la chance ».

Sous un arbre ras, dans un champ de rien, à cent enjambées du macadam, nous déjeunons frugalement, siestons et, durant deux heures, triturons ces deux possibilités : « À gauche ou à droite ? »

Nos orgueils et nos yeux avides nous disent : « À gauche ! À gauche ! Vers le M’Goun, les hauteurs et la solitude. Ne rêvez-vous pas de ces sommets enneigés ? » Mais nos petites sagesses s’accrochent, nos humilités avec, et nos fainéantises, et nos timidités : « À droite ! À droite ! Ça sera magnifique, tout en restant (relativement) simple. N’est-ce pas déjà assez ? »

Parce que nous ne sommes pas des chiens fous mais, au contraire, des peureux, des apprentis sages, nous choisissons le second chemin, de Demnate à Ouarzazate. Et, à pied, j’crois bien qu’il sera suffisamment difficile.

Petit bâtard

Nous filons alors à droite, ouest-sud-ouest, pour deux jours de marche jusqu’à Demnate, à travers un territoire particulier, sorte de rejeton bâtard d’une plaine agricole et d’une haute montagne, parfois plat, parfois collineux, avec quelques forêts et beaucoup de champs, de fétus et de labours. Partout dans ce paysage, quelques fermes en ruine, d’autres encore debout, beaucoup de vide, de monotonie et de longues rangées de cactus (des figuiers de Barbarie), plantées là comme barrières agricoles.

Franchement, depuis Oulad Ayad jusqu’ici, en passant par le plateau d’Aït Attab, les gorges Al Abid et les cascades d’Ouzoud, la géomorphologie n’est pas simple à suivre, semblant avoir autant de cohérence qu’une gueule cassée, qu’un clafoutis renversé.

Qu’importe. Ces territoires, il faut bien les traverser. Même sans conviction. Même si nos yeux et nos cervelles, déjà, sont rivés aux hauts sommets, là-bas, à trente kilomètres au sud.

Nota bene

Cet après-midi, nous faisons la pause au café de Aït Majden. Nous commandons nos victuailles dans un arabe médiocre, tandis qu’une bande de jeunes, en âge d’être à l’école, nous colle, nous emmerde et mendie. Mathieu leur balance des « Madrassa, madrassa ! École, école ! », tandis que je dessine tranquillement et que le doux soleil me caresse.

Un beau bus blanc et rouge, étiqueté « FRAM », passe devant la terrasse. Tout le monde ici s’arrête, se retourne et l’observe. Dedans, un banc de touristes blancs-becs, bavant aux vitres, l’appareil photo en main, mitraille et capture cet instant de vie marocain, banal et tout simple, comme à un safari.

Et je me dis : « Que c’est méprisable ! Certes, nous sommes blancs-becs aussi, peureux et pouilleux. Les gosses nous mendient. Nous devrons toujours nous expliquer. Nous resterons toujours de riches étrangers. Mais nous sommes là. Avec eux, avec tous. Faisant l’effort d’observer, d’apprendre et de comprendre. Ouverts à ce qu’ils sont, au fond. Pas à ce qui est présenté dans un foutu fascicule touristique. Nous titillons les humanités, les leurs autant que les nôtres. Tandis que eux, ces vulgaires en bus, ils nous prennent pour des bêtes de foire. À quoi peut-il servir, ce tourisme-là ? À enrichir ? Ça c’est sûr ! À créer du lien ? Mouarf ! Qui y croit ? M’enfin...  »


  1. En français, « le pain ». 

  2. En français, « café au lait ». 

  3. Chef-lieu de province, 30 000 habitants, 1351 m d’altitude.