12 novembre 2013

 Ouzoud, c’est bien joli. Mais son tourisme de masse nous a vite fait déguerpir.  
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Ce matin, sur la petite route sinueuse, pas trop de voitures. Nous y marchons lentement, absorbant au maximum les paysages, inhalant à fond la tranquillité de l’instant. Et nous nous sentons juste bien, naturels, dans notre élément. Impression de ne pas être au Maroc, ni même ailleurs. Mais simplement vagabonds dans les montagnes.

À Ouzoud , à la terrasse d’un boui-boui, nous commandons deux soupes de bissara, deux belles purées de fèves. Avec un café au lait, du pain et de l’huile d’olive : c’est un délice. Là, au centre-ville, à cinq-cent mètres du cœur touristique, nous observons les gens qui passent, qui bourdonnent, le temps d’écrire un poème.

Si tu vas à Ouzoud, tu verras...
Des cascades naturelles de cent-dix mètres de haut.
D’adorables petits singes magot .
Des gondoles aux coussins roses.
Des amoureux marocains prendre la pose.

Si tu vas à Ouzoud, tu verras...
Beaucoup de panneaux publicitaires, pour campings et hôtels.
Des pierres précieuses à offrir à ta gazelle.
Un tas d’appareils photos autour des cous.
Plein de souvenirs pour dépenser tes sous.

Si tu vas à Ouzoud, tu verras...
Des babacools en minivan Volkswagen.
Des guides parlant plusieurs langues, très approximatifs quand même.
Des racines fossilisées de figuiers.
De gros bus de voyage organisé.

Si tu vas à Ouzoud , tu verras...
Un souk traditionnel.
Des touristes à la pelle.
Plein de restos, où tu es toujours le bienvenu.
Des jeunes femmes occidentales, en très courte tenue.

Et si tu es un bon baroudeur,
Vite tu auras des haut-le-cœur.
Tu souffleras, en faisant les cent pas.
Et vite, ouf, tu repartiras.

Droit devant.
Toujours en zigzaguant.

Ce matin, sur la petite route sinueuse, pas trop de voitures. Nous y marchons lentement, absorbant au maximum les paysages, inhalant à fond la tranquillité de l’instant. Et nous nous sentons juste bien, naturels, dans notre élément. Impression de ne pas être au Maroc, ni même ailleurs. Mais simplement vagabonds dans les montagnes.

À Ouzoud, à la terrasse d’un boui-boui, nous commandons deux soupes de bissara, deux belles purées de fèves. Avec un café au lait, du pain et de l’huile d’olive : c’est un délice. Là, au centre-ville, à cinq-cent mètres du cœur touristique, nous observons les gens qui passent, qui bourdonnent, le temps d’écrire un poème.

Si tu vas à Ouzoud, tu verras...
Des cascades naturelles de cent-dix mètres de haut.
D’adorables petits singes magot.
Des gondoles aux coussins roses.
Des amoureux marocains prendre la pose.

Si tu vas à Ouzoud, tu verras...
Beaucoup de panneaux publicitaires, pour campings et hôtels.
Des pierres précieuses à offrir à ta gazelle.
Un tas d’appareils photos autour des cous.
Plein de souvenirs pour dépenser tes sous.

Si tu vas à Ouzoud, tu verras...
Des babacools en minivan Volkswagen.
Des guides parlant plusieurs langues, très approximatifs quand même.
Des racines fossilisées de figuiers.
De gros bus de voyage organisé.

Si tu vas à Ouzoud, tu verras...
Un souk traditionnel.
Des touristes à la pelle.
Plein de restos, où tu es toujours le bienvenu.
Des jeunes femmes occidentales, en très courte tenue.

Et si tu es un bon baroudeur,
Vite tu auras des haut-le-cœur.
Tu souffleras, en faisant les cent pas.
Et vite, ouf, tu repartiras.

Droit devant.
Toujours en zigzaguant.