Soirée du 9 novembre 2013

 Tiens, prends le bébé et emmène-le en France. Il deviendra riche. 
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En fin d’après-midi, nous nous arrêtons à une boutique ambulante, minuscule, pour y acheter des kawkaw et quémander de l’eau. Le seul client, un cinquantenaire quelque peu apathique, Aslam, nous offre l’hospitalité. Comme souvent, l’invitation est spontanée et chaleureuse.

Sa maison est au fond d’un mignon petit douar, en bordure des champs verts. Aussitôt arrivés, nous recevons toutes les gentillesses : thé et sucreries, pain trempé d’huile d’olive, douche chaude et pyjama propre pour moi. J’en profite pour laver chaussettes et chemises.

Puis, je m’en vais avec la voisine, me promener dans les champs irrigués. Le plat paysage, ce soir, est magnifique. Un rose tendre colore l’horizon et illumine, avec douceur, la longue étendue verte. À ma gauche, au sud, les fortes silhouettes montagneuses semblent protéger la plaine. L’air est frais et humide, agréable et apaisant. Douce poésie des soirs .

Ces derniers jours, mon esprit brut et naïf plaignait, en silence, les populations des territoires traversés, nus, secs et jaunis. « Quelles espérances peuvent-ils avoir ? » me demandais-je alors. « Ils n’ont ni cuicui des oiseaux, ni verdure arborescente, ni grand loisir, ni grande possibilité d’ailleurs. Juste à trimer pour un salaire minable, en élevant leurs mômes dans un sale environnement d’agriculture intensive. Juste à fixer, hagard, miteux, le temps qui défile. Et laisser la poussière de phosphate ronger leurs dents dégueulasses . Youpi ! Sûr que ça leur étrique sérieusement le paradigme. »

Ici, l’agriculture est la même, le territoire aussi plat. Pourtant, il y a le grand oued, l’irrigation et, avec eux, beaucoup de verdure . Il y a la fraîcheur, alors, et l’humidité, le bruissement de la flore, le piaillement de la faune. Tout semble possible, beau, simple et tranquille.

Et j’en viens à me dire, au rythme de ma respiration retrouvée, que la première des richesses, finalement, elle est là : jouir d’un environnement fertile, pouvoir y grandir, y rêver, avoir de la place pour quelques espoirs, projets et idées. Bien sûr, la fertilité environnementale ne suffit pas, il faut aussi qu’elle soit sociale, et culturelle, et politique, et... Mais, déjà, quand tu as la première, la graine peut germer.

La petite voisine, Cheima, m’emmène chez elle, rencontrer ses parents, boire le thé et papoter. À quatorze ans, elle ne va plus à l’école, mais tisse des tapis en laine. Probablement sera-t-elle vite mariée...

Pendant que je gazouille mon rôle de princesse-invitée, Mathieu, lui, passe une soirée en demi-teinte.

D’abord, il gazouille aussi, s’essayant au métier de boutiquier. Notre hôte, en effet, possède une toute petite « boutique de village », bien plus pour le service aux voisins que pour le bénéfice, y vendant le strict nécessaire : thé, sucre, pains, sodas, bonbons, gâteaux, boîtes de sardine, cigarettes, stylos, cahiers, couches-culottes, dosettes de shampoing, de lessive, etc.

À plusieurs reprises, Mathieu se poste derrière le comptoir et, à travers la grille d’une fenêtre, sert consciencieusement la maigre clientèle : surtout des enfants , pour les bonbons, et quelques hommes, pour les cigarettes. La monnaie rentre mollement, par dirham et demi-dirham ; « Pas de quoi faire fortune... » fait remarquer Aslam, avec une moue désabusée ; « Mais, c’est comme ça ! » se rétorque-t-il à lui-même, fataliste ou résigné. L’ambiance, tout de même, est cordiale, voire rigolarde. Notre hôte s’amuse de la réaction de ses voisins-clients, lorsque ceux-ci découvrent, dans l’embrasure, un grand blanc-bec pour les servir, bafouillant un darija incertain. Mathieu, lui, est tout fier de sa nouvelle condition.

Dans chaque douar du Maroc, même les plus insignifiants, il y a toujours une bonne âme pour tenir une boutique maigrelette. C’est presque comme une fonction officielle, un travail d’intérêt général. Presque, aussi, comme le « point infos » du village, le lieu des rencontres. Elle occupe souvent une pièce annexe d’une maison banale, cachée de l’étranger de passage, qui doit alors plonger au cœur du douar, dans ses ruelles ou ses chemins de terre, en demandant aux gamins : « Fine el hanout ? »

Rentabilisent-ils seulement leur affaire, tous ces petits boutiquiers campagnards ? Gagnent-ils, in fine, leur cinquante dirhams par jour, leur cent-cinquante euros par mois  ? Est-ce suffisant pour faire un revenu principal ? De quoi vivent-ils sinon ? Notre famille d’accueil, elle, semble jouir d’une belle modeste vie : un rythme lent, une maison à eux (relativement grande), une mobylette, un potager, une douche, un W.C., une courette, une grande télé, quelques poules, etc.

Entre chaque interruption mercantile, Aslam et Mathieu, glissés dans leur fauteuil de bambou, devisent paisiblement au crépuscule, de tout, de rien, de la vie. Mais, à force de trop deviser, d’évoquer les différences, les difficultés et l’avenir, Aslam tombe dans un délire de commerce de babouches avec Mathieu – qui refuse poliment – , dans un imbroglio verbal d’où jaillissent, impromptus, les mots « dollars » et « euros », dans la plainte, puis, finalement, dans une plus profonde apathie.

Le soleil, désormais, s’est couché. Nous rentrons tous à la maison. Un basculement vicieux et malsain, quoique subtil, semble s’être produit. Dès lors, nous nous sentons comme deux génisses, poussées par erreur dans la salle de traite, à qui un paysan idiot voudrait, à tout prix, tirer quelques gouttes.

« Tu as un appareil photo ? demande Aslam.
— Oui, répond Mathieu.
— Tu peux faire des photos, en famille ?
— Bien sûr. Après, à la ville, je les ferai imprimer et vous les enverrai. Ça fera un petit souvenir . Clic-clac, clic-clac, clic-clac.
— Et il coûte combien, ton appareil ? s’enquiert Rabeh, le fils, dix-neuf ans.
— Mille-cinq-cent dirhams (150 €), bafouille Mathieu, un poil gêné, un brin menteur.
— Tu me le donnes, en cadeau ?
— [...]
— Oh, qu’il est mignon votre bébé, Rabeh et Nadia, dis-je. Quel âge a-t-il ?
— Deux mois.
— Oh ! Zouin zouin ! Areu, areu, areu ! fais-je, penchée sur le nourrisson.
— Tiens, prends-le, plaisante Jamel, l’autre fils, vingt-deux ans.
— Bah... euh... non ! Il a besoin de ses parents !
— Si si, prends-le, insiste-t-il, et emmenez-le avec vous, en France, pour qu’il soit riche.
— [...]
— Regarde ces diagnostics, propose Aslam. C’est pour ma femme. Elle est malade.
— Ah bon ! Qu’est-ce qu’elle a ?
— Elle ne peut pas lever son bras gauche, plus haut que l’épaule. Pouf, comme ça, depuis six mois. C’est très gênant : pour servir, pour cuisiner, pour faire la lessive, etc.
— Bah... euh... oui. J’imagine.
— Elle a vu plusieurs médecins. Elle a fait des examens et des radios. Mais aucun ne la soigne pas. Ils ne disent rien.
— Ah ?
— Ça coûte très cher. Tu vois, toutes ces factures. Très cher. Et ils ne la soignent pas.
— Ah ?
— Qu’est-ce que tu en penses ? Qu’est-ce qu’elle a ? »

À chaque nouvelle absurdité, à chaque nouveau fantasme grossier, nous nous fermons un peu plus, jusqu’à nous coucher méfiants, jusqu’à dormir déçus, même un peu blessés. Ont-ils, un tant soit peu, regardé au-delà de nos peaux blanches ?

Les fantasmes à l’autre, les croyances arbitraires, ne sont pas réellement le problème. Ils sont habituels, inévitables, voire légitimes. Ils sont le point de départ. C’est d’être fixé au fantasme qui est mauvais, c’est l’insistance à croire qui est crasseuse, figé à son point fixe, le ciboulot pris dans l’argile de la méconnaissance, tandis que, par troupeaux entiers, les idées, les informations, les questions, les savoirs... vous passent devant.

Voilà pourquoi, timidité à part, nous avons fait de l’« accueil spontané » un essentiel de notre philosophie voyageuse. Voilà pourquoi nous n’aimons pas forcer l’accueil, quémander l’hospitalité. Au contraire, nous les laissons venir, tantôt attentistes, tantôt séducteurs, jouant à les provoquer. Là, alors, il y a peu d’ambiguïté, aucun sentiment d’être redevables autrement qu’en étant curieux, polis, serviables et gentils. Là, aussi, nous avons toute latitude à dire « Non » ou « Merde », quand cela s’y prête. Du reste, rien ne nous empêche, en bons invités, d’apporter une friandise aux enfants, d’envoyer une photo aux parents.

Ce bon monsieur, cet Aslam, il n’a probablement rien contre nous. C’est juste un de ces hommes – comme le bon Dieu en pond partout – continuellement apathique, plaintif et tristounet, quelle que soit sa richesse. Alors, demain matin, nous quitterons cette famille avec un grand et sincère « Merci ! », pour l’accueil qu’elle nous a offert.

En fin d’après-midi, nous nous arrêtons à une boutique ambulante, minuscule, pour y acheter des kawkaw et quémander de l’eau. Le seul client, un cinquantenaire quelque peu apathique, Aslam, nous offre l’hospitalité. Comme souvent, l’invitation est spontanée et chaleureuse.

Sa maison est au fond d’un mignon petit douar, en bordure des champs verts. Aussitôt arrivés, nous recevons toutes les gentillesses : thé et sucreries, pain trempé d’huile d’olive, douche chaude et pyjama propre pour moi. J’en profite pour laver chaussettes et chemises.

Puis, je m’en vais avec la voisine, me promener dans les champs irrigués. Le plat paysage, ce soir, est magnifique. Un rose tendre colore l’horizon et illumine, avec douceur, la longue étendue verte. À ma gauche, au sud, les fortes silhouettes montagneuses semblent protéger la plaine. L’air est frais et humide, agréable et apaisant. Douce poésie des soirs.

Ces derniers jours, mon esprit brut et naïf plaignait, en silence, les populations des territoires traversés, nus, secs et jaunis. « Quelles espérances peuvent-ils avoir ? » me demandais-je alors. « Ils n’ont ni cuicui des oiseaux, ni verdure arborescente, ni grand loisir, ni grande possibilité d’ailleurs. Juste à trimer pour un salaire minable, en élevant leurs mômes dans un sale environnement d’agriculture intensive. Juste à fixer, hagard, miteux, le temps qui défile. Et laisser la poussière de phosphate ronger leurs dents dégueulasses. Youpi ! Sûr que ça leur étrique sérieusement le paradigme. »

Ici, l’agriculture est la même, le territoire aussi plat. Pourtant, il y a le grand oued, l’irrigation et, avec eux, beaucoup de verdure. Il y a la fraîcheur, alors, et l’humidité, le bruissement de la flore, le piaillement de la faune. Tout semble possible, beau, simple et tranquille.

Et j’en viens à me dire, au rythme de ma respiration retrouvée, que la première des richesses, finalement, elle est là : jouir d’un environnement fertile, pouvoir y grandir, y rêver, avoir de la place pour quelques espoirs, projets et idées. Bien sûr, la fertilité environnementale ne suffit pas, il faut aussi qu’elle soit sociale, et culturelle, et politique, et... Mais, déjà, quand tu as la première, la graine peut germer.

La petite voisine, Cheima, m’emmène chez elle, rencontrer ses parents, boire le thé et papoter. À quatorze ans, elle ne va plus à l’école, mais tisse des tapis en laine. Probablement sera-t-elle vite mariée...

Pendant que je gazouille mon rôle de princesse-invitée, Mathieu, lui, passe une soirée en demi-teinte.

D’abord, il gazouille aussi, s’essayant au métier de boutiquier. Notre hôte, en effet, possède une toute petite « boutique de village », bien plus pour le service aux voisins que pour le bénéfice, y vendant le strict nécessaire : thé, sucre, pains, sodas, bonbons, gâteaux, boîtes de sardine, cigarettes, stylos, cahiers, couches-culottes, dosettes de shampoing, de lessive, etc.

À plusieurs reprises, Mathieu se poste derrière le comptoir et, à travers la grille d’une fenêtre, sert consciencieusement la maigre clientèle : surtout des enfants, pour les bonbons, et quelques hommes, pour les cigarettes. La monnaie rentre mollement, par dirham et demi-dirham ; « Pas de quoi faire fortune... » fait remarquer Aslam, avec une moue désabusée ; « Mais, c’est comme ça ! » se rétorque-t-il à lui-même, fataliste ou résigné. L’ambiance, tout de même, est cordiale, voire rigolarde. Notre hôte s’amuse de la réaction de ses voisins-clients, lorsque ceux-ci découvrent, dans l’embrasure, un grand blanc-bec pour les servir, bafouillant un darija incertain. Mathieu, lui, est tout fier de sa nouvelle condition.

Dans chaque douar du Maroc, même les plus insignifiants, il y a toujours une bonne âme pour tenir une boutique maigrelette. C’est presque comme une fonction officielle, un travail d’intérêt général. Presque, aussi, comme le « point infos » du village, le lieu des rencontres. Elle occupe souvent une pièce annexe d’une maison banale, cachée de l’étranger de passage, qui doit alors plonger au cœur du douar, dans ses ruelles ou ses chemins de terre, en demandant aux gamins : « Fine el hanout ? »

Rentabilisent-ils seulement leur affaire, tous ces petits boutiquiers campagnards ? Gagnent-ils, in fine, leur cinquante dirhams par jour, leur cent-cinquante euros par mois ? Est-ce suffisant pour faire un revenu principal ? De quoi vivent-ils sinon ? Notre famille d’accueil, elle, semble jouir d’une belle modeste vie : un rythme lent, une maison à eux (relativement grande), une mobylette, un potager, une douche, un W.C., une courette, une grande télé, quelques poules, etc.

Entre chaque interruption mercantile, Aslam et Mathieu, glissés dans leur fauteuil de bambou, devisent paisiblement au crépuscule, de tout, de rien, de la vie. Mais, à force de trop deviser, d’évoquer les différences, les difficultés et l’avenir, Aslam tombe dans un délire de commerce de babouches avec Mathieu – qui refuse poliment – , dans un imbroglio verbal d’où jaillissent, impromptus, les mots « dollars » et « euros », dans la plainte, puis, finalement, dans une plus profonde apathie.

Le soleil, désormais, s’est couché. Nous rentrons tous à la maison. Un basculement vicieux et malsain, quoique subtil, semble s’être produit. Dès lors, nous nous sentons comme deux génisses, poussées par erreur dans la salle de traite, à qui un paysan idiot voudrait, à tout prix, tirer quelques gouttes.

« Tu as un appareil photo ? demande Aslam.
— Oui, répond Mathieu.
— Tu peux faire des photos, en famille ?
— Bien sûr. Après, à la ville, je les ferai imprimer et vous les enverrai. Ça fera un petit souvenir. Clic-clac, clic-clac, clic-clac.
— Et il coûte combien, ton appareil ? s’enquiert Rabeh, le fils, dix-neuf ans.
— Mille-cinq-cent dirhams (150 €), bafouille Mathieu, un poil gêné, un brin menteur.
— Tu me le donnes, en cadeau ?
— [...]
— Oh, qu’il est mignon votre bébé, Rabeh et Nadia, dis-je. Quel âge a-t-il ?
— Deux mois.
— Oh ! Zouin zouin ! Areu, areu, areu ! fais-je, penchée sur le nourrisson.
— Tiens, prends-le, plaisante Jamel, l’autre fils, vingt-deux ans.
— Bah... euh... non ! Il a besoin de ses parents !
— Si si, prends-le, insiste-t-il, et emmenez-le avec vous, en France, pour qu’il soit riche.
— [...]
— Regarde ces diagnostics, propose Aslam. C’est pour ma femme. Elle est malade.
— Ah bon ! Qu’est-ce qu’elle a ?
— Elle ne peut pas lever son bras gauche, plus haut que l’épaule. Pouf, comme ça, depuis six mois. C’est très gênant : pour servir, pour cuisiner, pour faire la lessive, etc.
— Bah... euh... oui. J’imagine.
— Elle a vu plusieurs médecins. Elle a fait des examens et des radios. Mais aucun ne la soigne pas. Ils ne disent rien.
— Ah ?
— Ça coûte très cher. Tu vois, toutes ces factures. Très cher. Et ils ne la soignent pas.
— Ah ?
— Qu’est-ce que tu en penses ? Qu’est-ce qu’elle a ? »

À chaque nouvelle absurdité, à chaque nouveau fantasme grossier, nous nous fermons un peu plus, jusqu’à nous coucher méfiants, jusqu’à dormir déçus, même un peu blessés. Ont-ils, un tant soit peu, regardé au-delà de nos peaux blanches ?

Les fantasmes à l’autre, les croyances arbitraires, ne sont pas réellement le problème. Ils sont habituels, inévitables, voire légitimes. Ils sont le point de départ. C’est d’être fixé au fantasme qui est mauvais, c’est l’insistance à croire qui est crasseuse, figé à son point fixe, le ciboulot pris dans l’argile de la méconnaissance, tandis que, par troupeaux entiers, les idées, les informations, les questions, les savoirs... vous passent devant.

Voilà pourquoi, timidité à part, nous avons fait de l’« accueil spontané » un essentiel de notre philosophie voyageuse. Voilà pourquoi nous n’aimons pas forcer l’accueil, quémander l’hospitalité. Au contraire, nous les laissons venir, tantôt attentistes, tantôt séducteurs, jouant à les provoquer. Là, alors, il y a peu d’ambiguïté, aucun sentiment d’être redevables autrement qu’en étant curieux, polis, serviables et gentils. Là, aussi, nous avons toute latitude à dire « Non » ou « Merde », quand cela s’y prête. Du reste, rien ne nous empêche, en bons invités, d’apporter une friandise aux enfants, d’envoyer une photo aux parents.

Ce bon monsieur, cet Aslam, il n’a probablement rien contre nous. C’est juste un de ces hommes – comme le bon Dieu en pond partout – continuellement apathique, plaintif et tristounet, quelle que soit sa richesse. Alors, demain matin, nous quitterons cette famille avec un grand et sincère « Merci ! », pour l’accueil qu’elle nous a offert.


  1. En français, « cacahuètes ». 

  2. Superlatif de Salîm. Signifie : plus préservé, inaltéré, intégral. 

  3. Soeur de lait du Prophète. Signifie : marquée d’un grain de beauté. 

  4. En français, « Où est l’épicerie ? » 

  5. Signifie : profit, prospérité. 

  6. Signifie : généreuse, large dans ses dons. 

  7. Signifie : beauté.