4 novembre 2013

 Des paysages sans verbe 
Version augmentée Version simple

Des paysages sans verbe, en progression sur deux jours.

De longs champs ras, de fétus, de blé coupé, à perte de vue , jaunes ou bien marrons labourés.

Au loin, de fines silhouettes montagneuses, barre sur l’horizon, amies de notre marche monotone.

Au-devant, une suberaie, forêt clairsemée de chênes-lièges , à la belle nudité des troncs, sacré larcin d’écorces.

Au sol sableux, un troupeau de moutons, des vagabonds ovidés, des perdus en lisière, des gourmands sans fin, des destructeurs de sous-bois, des dévastateurs de territoires, mais si zouin, si mignons et si bons.

Un soleil couchant, planeur ultime sur la ligne noire de l’horizon.

Des steppes semi-arides et vallonnées, magnifiques étendues au-delà du regard.

Une petite longueur d’eau , miroir de la grandeur et de la brillance des cieux.

La terre claire et jaunâtre, avec ses mille pustules, des yuccas et cactus, et, parfois, ici et là, de jeunes forêts d’eucalyptus.

Un berger solitaire, un gardien de troupeau, en fait un penseur, sa baguette à la main, ses réflexions à la bouche et le grand espace vide, tout pour lui, comme rude et sage précepteur.

Quelques douars et, surtout, partout, beaucoup, mais éparses, des maisons ou des fermes, comme des jeunes pousses isolées.

Sur une douce hauteur, une ligne de camions , une cinquantaine d’engins, autour d’une carrière de sable, pollueurs de tout le jour.

Des chèvres vagabondes, à la recherche de terres nourricières.

Une route uniforme au goudron difforme, avec deux lignes de sable à ses côtés.

Au soleil de midi, un puits solitaire , abreuvoir à vaches et chevaux.

Une barre rocheuse rougeâtre, sublime, arbitre du ciel et de la terre.

Le ciel blafard, à la lumière crue, voleur de soleil, censeur de rayons chauds.

Et l’horizon, toujours, avec ses pâles nuances de jaunes, avec ses tâches de peinture verte et ses pointillés en marron.

Des paysages sans verbe, en progression sur deux jours.

De longs champs ras, de fétus, de blé coupé, à perte de vue, jaunes ou bien marrons labourés.

Au loin, de fines silhouettes montagneuses, barre sur l’horizon, amies de notre marche monotone.

Au-devant, une suberaie, forêt clairsemée de chênes-lièges, à la belle nudité des troncs, sacré larcin d’écorces.

Au sol sableux, un troupeau de moutons, des vagabonds ovidés, des perdus en lisière, des gourmands sans fin, des destructeurs de sous-bois, des dévastateurs de territoires, mais si zouin, si mignons et si bons.

Un soleil couchant, planeur ultime sur la ligne noire de l’horizon.

Des steppes semi-arides et vallonnées, magnifiques étendues au-delà du regard.

Une petite longueur d’eau, miroir de la grandeur et de la brillance des cieux.

La terre claire et jaunâtre, avec ses mille pustules, des yuccas et cactus, et, parfois, ici et là, de jeunes forêts d’eucalyptus.

Un berger solitaire, un gardien de troupeau, en fait un penseur, sa baguette à la main, ses réflexions à la bouche et le grand espace vide, tout pour lui, comme rude et sage précepteur.

Quelques douars et, surtout, partout, beaucoup, mais éparses, des maisons ou des fermes, comme des jeunes pousses isolées.

Sur une douce hauteur, une ligne de camions, une cinquantaine d’engins, autour d’une carrière de sable, pollueurs de tout le jour.

Des chèvres vagabondes, à la recherche de terres nourricières.

Une route uniforme au goudron difforme, avec deux lignes de sable à ses côtés.

Au soleil de midi, un puits solitaire, abreuvoir à vaches et chevaux.

Une barre rocheuse rougeâtre, sublime, arbitre du ciel et de la terre.

Le ciel blafard, à la lumière crue, voleur de soleil, censeur de rayons chauds.

Et l’horizon, toujours, avec ses pâles nuances de jaunes, avec ses tâches de peinture verte et ses pointillés en marron.