8 octobre 2013

 Dans l’café du village, y’a toujours une porte qui mène à l’hospitalité. Au Rif oriental, tu peux pas la louper.  
Version augmentée Version simple

Décidément, les habitants de ce Rif oriental m’impressionnent par leur gentillesse, générosité et hospitalité à notre égard. Et, bien que tant de lieux communs présentent l’Afrique, dans son ensemble, comme ayant ces trois belles qualités, je doute que nous les retrouvions, aussi prononcées, tout au long de notre voyage, ni même tout au long du Maroc . Ça serait trop beau...

En fin de journée, nous essayons encore la « stratégie du café » : s’installer en terrasse, flegmatiques, commander deux chāï bil n’anā, discuter à droite à gauche, puis se faire inviter. Ce soir, pourtant, les clients semblent ni enthousiastes ni joyeux. Alors, pas de discussion. Qui plus est, ils sont majoritairement à l’intérieur, où l’ambiance est sombre, intimiste, intimidante.

Déjà, la nuit commence à border le soleil. Nous avalons une dernière lampée de thé sucré et, inquiets, réfléchissons à où bivouaquer ici, dans cette zone peuplée, agricole, déboisée et montagneuse. C’est alors que la magie rifaine se dévoile : un homme nous accoste et désigne un costaud à casquette. Dans un français très correct, il dit : « Ce monsieur fait une fête ce soir. Il vous invite chez lui. Vous pouvez lui faire confiance. Pas de problème. »

Sacs sur le dos, nous quittons le café, suivant cet hôte impromptu. Puis, en voiture, nous rebroussons chemin, direction un patelin à flanc de montagne. Toujours, cette même question en tête : « Sommes-nous imprudents ? »

La nuit est tombée, désormais. Et avec elle, cet accueil spontané, inespéré. Avec elle aussi, une certaine inquiétude, encore. Depuis près d’une semaine, pourtant, tout nous force à l’optimisme et la confiance. Mais, que voulez-vous ! Le grand marteau culturel, bien pensant envers soi-même, mal pensant de l’autre, du « différent », a rudement bien enfoncé, dans nos petites caboches, ses peurs, ses fantasmes, ses croyances absurdes. Là, l’ouverture spirituelle ne suffit pas, pas plus qu’un amour exacerbé pour l’humain et sa diversité, ou qu’une quelconque connaissance théorique. Il faut l’éprouver, cette différence. Gagner, sur le terrain, la connaissance de l’autre. Vivre comme lui, à ses côtés. Seulement alors, les peurs se dissipent, au rythme des savoirs qui s’aiguisent. Enfin, on peut vivre avec sérénité, voyager avec une juste dose de confiance et de prudence, découvrir que le monde est beau, une infinité plus, en tout cas, que ne laissait croire le grand marteau culturel.

À peine sortis de voiture, des femmes nous accueillent avec chaleur. Y’a pas à dire, voir ces femmes guillerettes, ça rassure. Nous leur lançons une bonne poignée de salam, avant de monter à l’étage d’une imposante maison. Là, notre hôte tend une clé à Mathieu, en désignant une pièce : « Votre chambre. Mettez vos sacs. Pas de problème. »

Ceci fait, nous passons au salon d’à côté, grand et luxueux, d’un clinquant kitsch de nouveau riche. Aux murs, des arabesques oranges gravées sur du carrelage blanc. Au sol, de grands tapis orientaux. Tout autour de la pièce, rouges vifs, de hauts rideaux et de bonnes banquettes moelleuses. Et, absolument partout, de la dorure et du brillant, par petites tâches ou en longs liserés.

Alors, autour d’un en-cas – le fameux triptyque marocain thé-gâteaux-cacahuètes – l’homme nous raconte... Qu’il s’appelle Boujama. Que cette maison appartient à son frère, travaillant aux Pays-Bas. Et que la fête, ce soir, est organisée en l’honneur d’un bébé. Effectivement, nous avons aperçu, en bas, une jeune maman et son bébé , mais aucun signe du papa. Quel lien avec Boujama ? Premier mystère. Le second : que fête-t-on réellement ce soir ? Le baptême ou la circoncision ? Je sais, de source encyclopédique, que ces deux événements sont l’occasion d’une fête, dans l’islam.

Le baptême a lieu sept jours après la naissance. L’enfant y reçoit son prénom, choisi par le père. Ses cheveux sont rasés puis pesés. Les parents doivent, alors, faire une offrande égale au poids des cheveux, en or ou en argent, à un nécessiteux. Ce jour-là, les parents sacrifient également : un mouton pour une fille, deux pour un garçon.

La circoncision, elle, se déroule couramment à la maison, avant la puberté de l’enfant, en général avant ses cinq ans. Elle entraîne, aussi, une grande fête.

Le thé tout juste avalé, Fatima , la jeune sœur de Boujama, vient et m’entraîne à la cuisine, avec les femmes.

Quel contraste d’avec le salon ! Ici, aucun meuble, une unique plaque de cuisson au gaz, une longue table couverte de vaisselle et d’aliments. Dans l’un, ça déborde de richesses et d’apparats : c’est bon pour les apparences. Dans l’autre, que du fonctionnel, le strict minimum : diantre, ces dames n’ont pas besoin de plus !

Une quinzaine de femmes, de tous âges, préparent le dîner de fête. Mais pas d’ennui dans la corvée ; c’est l’ambiance ici ! Elles chantent et dansent, aux sons aigus des youyous et aux claquements de petits tambourins.

D’abord assise dans un coin, j’observe la scène avec bonheur, tapotant timidement de mes mains, jusqu’à ce qu’on me lève, puis qu’on me pousse au « combat ». Me voici, alors, à danser gauchement au milieu de la troupe, sale et en gros godillots crasseux. Quelle cruche ! Déjà que la danse et moi, en temps normal… Pourtant, pas de honte à avoir. Car ces femmes, pleines de bienveillance, m’encouragent par de larges sourires et de jolis regards.

Alors que les chants continuent, une femme de mon âge, à l’air timide, aux beaux cheveux noirs, m’entraîne dans une maison modeste à côté. La fille et la maison sont celles de Boujama, de son premier mariage. Elle m’emmène dans sa chambre, meublée d’un grand lit, d’une commode, d’une machine à coudre et d’une très grande armoire, où les fringues s’entassent négligemment.

Moment propice aux confidences, elle me souffle ses rêves d’avenir : ouvrir une boutique de vêtements (elle vient d’obtenir son diplôme de couturière) et, surtout, rejoindre son frère aux États-Unis, pour y trouver un bon mari. Faut dire que les photos, envoyées par ce dernier, cocottent le bonheur et la richesse, autant que l’encombrant réfrigérateur, son tout dernier cadeau.

Tout en papotant, nous choisissons nos tenues de soirée. Pour moi, une longue robe noire, roulée en boule dans l’armoire, fera l’affaire. Pas question, pourtant, de la porter telle qu’elle ; il me faut la repasser. Aïe aïe aïe ! Je ne repasse rien depuis des années, « femme sauvage » oblige (ou « grosse flemmarde », au choix). Finalement, comme le vélo, ça ne s’oublie pas. On doit avoir un don…

Une fois douchée puis habillée, il ne manque plus qu’à couvrir mes blonds cheveux. Un joli hijab rose, couleur cuisse de nymphe émue, remplit exquisement ce rôle, me dissimulant cheveux, oreilles et cou. Ma tête ainsi enveloppée, quelque peu étouffée et rougeaude, nous pouvons rejoindre les premiers convives.

Depuis mon « kidnapping » par les femmes, je n’ai aperçu Mathieu qu’une seule fois, en sortie de douche, tandis qu’il m’y remplaçait.  ? Mystère.

La gent féminine, ce soir, est installée dans un mignonnet salon, au rez-de-chaussée. Les hommes, eux, sont à l’étage. Je n’en croiserais aucun de toute la soirée. « Certains d’entre-eux, pourtant, sont venus reluquer la française. J’ai reçu plein de compliments. » me rapportera Mathieu, au debriefing conjugal. Chez les berbères, lors des fêtes et réceptions, petites comme grandes, on ne mélange pas les genres.

Lorsque le repas débute, le salon compte une trentaine de femmes de tous âges, toutes joliment vêtues. Certaines des tenues , parées de broderies et d’une large ceinture ventrale, sont aussi sublimes qu’elles semblent incommodantes.

Ici, on ne fête pas les bébés qu’à moitié ! La nourriture est servie en quantité démesurée. Gâteaux sucrés, boissons gazeuses, cacahuètes, pistaches, amandes, poulets rôtis, frites, pois chiche, etc. Mes voisines de table me rabâchent : « Koul koul ! Mange Mange ! » Je mange, je mange, oui mais là, j’ai plus faim. Je picore une dernière frite puis m’exclame : « Sâfi, baraka ! Assez, ça suffit, j’ai le bidon plein ! » Pourtant, les poulets à peine partis, des fruits arrivent par monceaux. Koul koul !

Allant de la cuisine aux salons, les hôtes servent et débarrassent sans se reposer, ni partager d’instant avec les convives. Ils profiteront de la fête plus tard, quand tous seront partis.

Minuit passé, je retrouve enfin Mathieu, au calme de notre chambre. Là, il me signale, m’impose même, que nous resterons demain. Et notre marche alors ? Elle reprendra après-demain ; Boujama veut qu’on reste. Et si Boujama le veut... je ne vais pas le froisser. Car cet homme, en plus de sa grande gentillesse, a une personnalité qui colle à sa carrure : grande, forte et assurée. Quand il parle, il aboie. Autant dire que tu n’as pas envie de le contrarier, ce monsieur.

Décidément, les habitants de ce Rif oriental m’impressionnent par leur gentillesse, générosité et hospitalité à notre égard. Et, bien que tant de lieux communs présentent l’Afrique, dans son ensemble, comme ayant ces trois belles qualités, je doute que nous les retrouvions, aussi prononcées, tout au long de notre voyage, ni même tout au long du Maroc. Ça serait trop beau...

En fin de journée, nous essayons encore la « stratégie du café » : s’installer en terrasse, flegmatiques, commander deux chāï bil n’anā, discuter à droite à gauche, puis se faire inviter. Ce soir, pourtant, les clients semblent ni enthousiastes ni joyeux. Alors, pas de discussion. Qui plus est, ils sont majoritairement à l’intérieur, où l’ambiance est sombre, intimiste, intimidante.

Déjà, la nuit commence à border le soleil. Nous avalons une dernière lampée de thé sucré et, inquiets, réfléchissons à où bivouaquer ici, dans cette zone peuplée, agricole, déboisée et montagneuse. C’est alors que la magie rifaine se dévoile : un homme nous accoste et désigne un costaud à casquette. Dans un français très correct, il dit : « Ce monsieur fait une fête ce soir. Il vous invite chez lui. Vous pouvez lui faire confiance. Pas de problème. »

Sacs sur le dos, nous quittons le café, suivant cet hôte impromptu. Puis, en voiture, nous rebroussons chemin, direction un patelin à flanc de montagne. Toujours, cette même question en tête : « Sommes-nous imprudents ? »

La nuit est tombée, désormais. Et avec elle, cet accueil spontané, inespéré. Avec elle aussi, une certaine inquiétude, encore. Depuis près d’une semaine, pourtant, tout nous force à l’optimisme et la confiance. Mais, que voulez-vous ! Le grand marteau culturel, bien pensant envers soi-même, mal pensant de l’autre, du « différent », a rudement bien enfoncé, dans nos petites caboches, ses peurs, ses fantasmes, ses croyances absurdes. Là, l’ouverture spirituelle ne suffit pas, pas plus qu’un amour exacerbé pour l’humain et sa diversité, ou qu’une quelconque connaissance théorique. Il faut l’éprouver, cette différence. Gagner, sur le terrain, la connaissance de l’autre. Vivre comme lui, à ses côtés. Seulement alors, les peurs se dissipent, au rythme des savoirs qui s’aiguisent. Enfin, on peut vivre avec sérénité, voyager avec une juste dose de confiance et de prudence, découvrir que le monde est beau, une infinité plus, en tout cas, que ne laissait croire le grand marteau culturel.

À peine sortis de voiture, des femmes nous accueillent avec chaleur. Y’a pas à dire, voir ces femmes guillerettes, ça rassure. Nous leur lançons une bonne poignée de salam, avant de monter à l’étage d’une imposante maison. Là, notre hôte tend une clé à Mathieu, en désignant une pièce : « Votre chambre. Mettez vos sacs. Pas de problème. »

Ceci fait, nous passons au salon d’à côté, grand et luxueux, d’un clinquant kitsch de nouveau riche. Aux murs, des arabesques oranges gravées sur du carrelage blanc. Au sol, de grands tapis orientaux. Tout autour de la pièce, rouges vifs, de hauts rideaux et de bonnes banquettes moelleuses. Et, absolument partout, de la dorure et du brillant, par petites tâches ou en longs liserés.

Alors, autour d’un en-cas – le fameux triptyque marocain thé-gâteaux-cacahuètes – l’homme nous raconte... Qu’il s’appelle Boujama. Que cette maison appartient à son frère, travaillant aux Pays-Bas. Et que la fête, ce soir, est organisée en l’honneur d’un bébé. Effectivement, nous avons aperçu, en bas, une jeune maman et son bébé, mais aucun signe du papa. Quel lien avec Boujama ? Premier mystère. Le second : que fête-t-on réellement ce soir ? Le baptême ou la circoncision ? Je sais, de source encyclopédique, que ces deux événements sont l’occasion d’une fête, dans l’islam.

Le baptême a lieu sept jours après la naissance. L’enfant y reçoit son prénom, choisi par le père. Ses cheveux sont rasés puis pesés. Les parents doivent, alors, faire une offrande égale au poids des cheveux, en or ou en argent, à un nécessiteux. Ce jour-là, les parents sacrifient également : un mouton pour une fille, deux pour un garçon.

La circoncision, elle, se déroule couramment à la maison, avant la puberté de l’enfant, en général avant ses cinq ans. Elle entraîne, aussi, une grande fête.

Le thé tout juste avalé, Fatima, la jeune sœur de Boujama, vient et m’entraîne à la cuisine, avec les femmes.

Quel contraste d’avec le salon ! Ici, aucun meuble, une unique plaque de cuisson au gaz, une longue table couverte de vaisselle et d’aliments. Dans l’un, ça déborde de richesses et d’apparats : c’est bon pour les apparences. Dans l’autre, que du fonctionnel, le strict minimum : diantre, ces dames n’ont pas besoin de plus !

Une quinzaine de femmes, de tous âges, préparent le dîner de fête. Mais pas d’ennui dans la corvée ; c’est l’ambiance ici ! Elles chantent et dansent, aux sons aigus des youyous et aux claquements de petits tambourins.

D’abord assise dans un coin, j’observe la scène avec bonheur, tapotant timidement de mes mains, jusqu’à ce qu’on me lève, puis qu’on me pousse au « combat ». Me voici, alors, à danser gauchement au milieu de la troupe, sale et en gros godillots crasseux. Quelle cruche ! Déjà que la danse et moi, en temps normal… Pourtant, pas de honte à avoir. Car ces femmes, pleines de bienveillance, m’encouragent par de larges sourires et de jolis regards.

Alors que les chants continuent, une femme de mon âge, à l’air timide, aux beaux cheveux noirs, m’entraîne dans une maison modeste à côté. La fille et la maison sont celles de Boujama, de son premier mariage. Elle m’emmène dans sa chambre, meublée d’un grand lit, d’une commode, d’une machine à coudre et d’une très grande armoire, où les fringues s’entassent négligemment.

Moment propice aux confidences, elle me souffle ses rêves d’avenir : ouvrir une boutique de vêtements (elle vient d’obtenir son diplôme de couturière) et, surtout, rejoindre son frère aux États-Unis, pour y trouver un bon mari. Faut dire que les photos, envoyées par ce dernier, cocottent le bonheur et la richesse, autant que l’encombrant réfrigérateur, son tout dernier cadeau.

Tout en papotant, nous choisissons nos tenues de soirée. Pour moi, une longue robe noire, roulée en boule dans l’armoire, fera l’affaire. Pas question, pourtant, de la porter telle qu’elle ; il me faut la repasser. Aïe aïe aïe ! Je ne repasse rien depuis des années, « femme sauvage » oblige (ou « grosse flemmarde », au choix). Finalement, comme le vélo, ça ne s’oublie pas. On doit avoir un don…

Une fois douchée puis habillée, il ne manque plus qu’à couvrir mes blonds cheveux. Un joli hijab rose, couleur cuisse de nymphe émue, remplit exquisement ce rôle, me dissimulant cheveux, oreilles et cou. Ma tête ainsi enveloppée, quelque peu étouffée et rougeaude, nous pouvons rejoindre les premiers convives.

Depuis mon « kidnapping » par les femmes, je n’ai aperçu Mathieu qu’une seule fois, en sortie de douche, tandis qu’il m’y remplaçait. Qu’a-t-il bien pu faire ? Mystère.

La gent féminine, ce soir, est installée dans un mignonnet salon, au rez-de-chaussée. Les hommes, eux, sont à l’étage. Je n’en croiserais aucun de toute la soirée. « Certains d’entre-eux, pourtant, sont venus reluquer la française. J’ai reçu plein de compliments. » me rapportera Mathieu, au debriefing conjugal. Chez les berbères, lors des fêtes et réceptions, petites comme grandes, on ne mélange pas les genres.

Lorsque le repas débute, le salon compte une trentaine de femmes de tous âges, toutes joliment vêtues. Certaines des tenues, parées de broderies et d’une large ceinture ventrale, sont aussi sublimes qu’elles semblent incommodantes.

Ici, on ne fête pas les bébés qu’à moitié ! La nourriture est servie en quantité démesurée. Gâteaux sucrés, boissons gazeuses, cacahuètes, pistaches, amandes, poulets rôtis, frites, pois chiche, etc. Mes voisines de table me rabâchent : « Koul koul ! Mange Mange ! » Je mange, je mange, oui mais là, j’ai plus faim. Je picore une dernière frite puis m’exclame : « Sâfi, baraka ! Assez, ça suffit, j’ai le bidon plein ! » Pourtant, les poulets à peine partis, des fruits arrivent par monceaux. Koul koul !

Allant de la cuisine aux salons, les hôtes servent et débarrassent sans se reposer, ni partager d’instant avec les convives. Ils profiteront de la fête plus tard, quand tous seront partis.

Minuit passé, je retrouve enfin Mathieu, au calme de notre chambre. Là, il me signale, m’impose même, que nous resterons demain. Et notre marche alors ? Elle reprendra après-demain ; Boujama veut qu’on reste. Et si Boujama le veut... je ne vais pas le froisser. Car cet homme, en plus de sa grande gentillesse, a une personnalité qui colle à sa carrure : grande, forte et assurée. Quand il parle, il aboie. Autant dire que tu n’as pas envie de le contrarier, ce monsieur.